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LE DOCUMENTAIRE
Il s'agit d'un documentaire de 25 mn sur la conception de l'album In blue.
Il parle également du tournage du clip de la chanson Breathless et
revient aussi sur le concert à Lansdowne Road. Il a été tourné au printemps 2000. A propos de l'album "In blue" Caroline: "Je ne crois pas que cet album soit plus pop, il a plus de maturité. Je crois qu'il est probablement plus rock que les autres." Jim: " Au niveau de la créativité, on pense tous que c'est notre meilleur album. Nous en sommes très fiers, et je pense que chacun y trouvera quelque chose." Andrea: " A l'origine de cet album, John notre manager, est allé au studio pour arranger des morceaux sur lesquels nous avions travaillé avant. Et une nuit, Caroline et moi avons écrit une chanson qu'on a voulu enregistrer. Et on a fini par la produire, avec notre guitariste, les types du studio, l'ingénieur du son et l'arrangeur. On a commencé dans le chaos puis on a réalisé que ça fonctionnait. Au studio, c'était magique. On était en Irlande et le courant passait entre nous. Il n'y avait pas de pression." Caroline: "Sharon écrit seule la plupart du temps. Et elle a aussi écrit avec Jim. J'écris généralement avec Andrea, et elle écrit avec Jim. On mélange un peu. Certains d'entre nous écrivent à la maison puis on écoute le morceau au studio, et on voit ce qu'on peut en faire." Sharon: "Enregistrer à Dublin, c'était fantastique. Nous étions complètement absorbés. On pouvait faire la fête le week-end, et je crois qu'il faut faire les deux pour créer un bon album. L'inspiration doit aussi venir des moments qu'on passe avec les gens. Sinon, on oublie le monde extérieur." Jim: "Nous sommes casaniers au fond. C'est génial d'aller en studio puis de rentrer chez soi le soir, dormir dans son propre lit. C'est formidable de pouvoir faire cela. Et il y avait moins de pression. Nous adorons l'Irlande, et c'était une chance de pouvoir travailler ici cette fois." A propos de Mutt Lange Jim: "On a toujours été de grands fans des productions de Mutt Lange. On l'a rencontré l'été dernier à Londres au festival "Party in the park" ou sa femme, Shania Twain, jouait. On s'est mis à discuter du fait d'écrire des chansons. Puis on s'est revus et on a commencé à écrire, d'abord en Suisse, puis à Dublin. Avec lui, on a écrit trois morceaux qu'on aime beaucoup. L'un d'eux sera notre premier single: "Breathless"." Sharon: "Il a amené trois morceaux à enregistrer qu'il a composé avec Andrea. C'est toujours différent de travailler avec un nouveau producteur. Il n'existe aucune règle pour la production. Il accorde une attention particulière aux voix. Il veut qu'elles soient absolument parfaites, et on a fait beaucoup de prises. Mais c'est un type adorable. Il est très spirituel. Il parle beaucoup. Il aime discuter avec les gens. Il aime connaître les gens et comprendre ce qui les fait vibrer. En tant que personne, il est charmant. C'est génial de travailler avec lui." Andrea: "J'étais un peu intimidée à l'idée d'écrire une chanson avec lui. On est dans l'avion à se demander comment ça va se passer. Je ressens toujours cette inquiétude par rapport à l'écriture car ce n'est pas quelque chose que je sais comment faire. Il n'y a pas de méthode. Ce n'est pas une tache précise. Il n'y a pas de plan. C'est purement de l'inspiration. Chaque fois que j'écris une chanson, je suis ravie d'y être arrivée. Avant d'écrire, j'ai très peur que ça ne vienne pas. Que ferais-je alors ? Je ne sais pas. J'y pensais dans l'avion, mais il a su rendre les choses simples. Il est vraiment adorable et il a beaucoup de talent pour la musique. Quand je suis arrivée, on s'est assis, et il a pris sa guitare et on a écrit "Breathless" en premier." A propos du clip "Breathless" Andrea: "Le tournage du clip de "Breathless" était très intéressant. On a tourné dans le désert du Mojave. C'est en dehors de Los Angeles, près de Joshua Tree, ce qui me plaisait. Il faisait très chaud, c'était le désert. C'était un gros tournage de deux jours. Le thème est un peu celui de "Mad max". Jim pilote un avion. On prend l'avion pour aller faire un concert, et des types en Harley Davidson nous regardent jouer. Notre public typique." Jim: "On s'est beaucoup amusés. C'était un vieux DC-3. Il a été construit en 1939, je crois. C'était un Dakota, et c'était un avion fantastique. Il a un angle comme ça sur la piste. C'était vraiment marrant. Je devais faire mine de piloter l'avion, de vérifier que l'hélice tournait bien. On a vraiment volé avec. On a survolé le désert pendant une demi-heure environ. Excellent." Andrea: "Tout se passait bien, mais la chaleur était insupportable. Le deuxième jour de tournage, Sharon et moi ne pouvions plus la supporter, et on a failli avoir un malaise." Sharon: "C'était l'accumulation du décalage horaire, et de devoir se lever à quatre heures du matin pour commencer à tourner à cinq heures, et tourner toute la journée dans une fournaise que peu de gens connaissent. Andrea délirait complètement. Notre manager a fini par m'emmener à l'hôpital. Le lendemain, on allait bien." Andrea: "C'est intéressant quand on le regarde maintenant..." A propos de Mitchell Froom Jim: "On a décidé de retravailler avec Mitchell Froom sur cet album parce que ça c'est très bien passé sur l'album "MTV Unplugged". Il a un style très spécial, très musical qui a beaucoup aidé à influencer notre musique. Il était certainement capable de tirer le meilleur de nous-mêmes. En tant que producteur, je dirais qu'il est plus organique. Il a supervisé toute la chose. Que dire de plus ? Tout s'est bien passé. On était heureux de retravailler avec lui." A propos de la chanson "Radio" Caroline: "On avait déjà fait "unplugged" et il n'y avait pas grand chose d'autre à faire de cette manière. C'est en fait notre arrangeur qui a trouvé la plupart des idées pour la version "dance" qu'on retrouve sur l'album, avec une utilisation différente de la guitare. Pendant longtemps, on s'est demandé dans quel sens irait cette chanson. Elle partait toujours dans des directions différentes." Sharon: "Il semble que pour les chansons qu'on a écrites, certaines particulièrement, comme "Give me a reason" et "Radio", on voulait les faire différemment, et elles semblaient correspondre à un son plus pop, plus électronique. C'est en fait la quatrième version de cette chanson. La première version était plus acoustique et la deuxième était franchement "dance". Tu te souviens ? (s'adressant à Caroline qui lui répond "oui"). Puis on a refait une version acoustique et maintenant elle est redevenue "dance". Elle a une longue histoire cette chanson." A propose du festival de Fleadh Andrea: "On avait le trac avant le festival de Fleadh car on était resté longtemps en studio à faire l'album, sans faire aucun concert. On allait jouer aussi des chansons du nouvel album, ce qui est toujours risqué. Les gens ne les avaient pas encore entendues. J'ai entendu une histoire sur un membre d'un groupe, je ne dirai pas lequel. Après avoir joué de nouvelles chansons que le public ne connaissait pas, il a quitté la scène en entendant le bruit de ses propres pas. C'est mauvais signe. Mais les nouvelles chansons ont bien marché. Le public les a adorées. On n' avait même pas eu le temps de tout répéter avant le concert. On n'était pas sur de pouvoir encore le faire car ça faisait longtemps. Et puis on a compris pourquoi on a fait ça l'an dernier. C'est bien." A propos de la chanson "Give me a reason" Jim: ""Give me a reason" a commencé comme un morceau assez standard. Je l'ai donné à Andrea qui a ajoutée de superbes paroles et une mélodie. Elle est venue à Glendalough et on a enregistré la voix principale. Puis on est retournés à l'autre studio à Dublin et on l'a terminée. Sharon a composé la partie violon. On a tous apporté notre contribution à la chanson, et le résultat fonctionne." Sharon: "Jim avait travaillé seul dans un petit studio, cherchant quelques idées. Il m'a envoyé une cassette avec quelques morceaux pour avoir mon avis. On travaillait dans un autre studio sur des choses différentes. Cette chanson ressortait parmi celles qu'il m'avait envoyées. J'ai craquée pour ce morceau. J'adore les émotions qu'il fait passer. Les couplets sont un peu mélancoliques, mais le refrain est dynamique. J'adore ce genre de duplicité dans une chanson. J'aime le fait qu'il y ait deux sentiments opposés dans une chanson."
Hommage à Jean Corr Jim: "Nous avons choisi de dédier cet album à notre mère Jean, qui malheureusement nous a quittés il y a environ cinq mois. Elle est morte d'une maladie des poumons incurable. Elle et papa ont eu une grande influence sur ce que nous sommes devenus, aussi bien musicalement que sur le plan humain. Elle était notre plus grande fan." Andrea: "C'est un album très particulier à cause de ce qui nous est arrivé quand nous le faisions." Les débuts Sharon: "Quand on a commencé, Dieu merci, on était naïfs, car si on avait su l'énorme masse de travail qui nous attendait, on aurait tellement été intimidés, que je crois qu'on aurait abandonné. Mais on avait beaucoup d'enthousiasme et d'ambition, et ça nous a servis. Au début, c'était fou, car quand on obtient un contrat avec une maison de disques, beaucoup de groupes croient que le contrat est l'étape ultime, mais ce n'est en fait que le début. C'est le premier seuil, et le plus facile à franchir, car après cela, il faut vendre sa musique en faisant du porte à porte de pays en pays. C'est comme ça que ça marche. On est allés aux quatre coins du globe et on a travaillé, travaillé, travaillé." Jim: "Ca a été absolument fantastique, je ne peux pas le décrire autrement. Nous avions un rêve, notre manager avait un rêve, et je crois qu'on a dépassé toutes nos espérances. Nous avons vécu des tas de moments fantastiques. Il y a des moments où on s'est jetés à l'eau, et il fallait assurer." Caroline: "On commence à connaître l'industrie de la musique quand on a un contrat, et après ça, les choses bougent très vite. Nous avons toujours espéré et rêvé. Nous avons toujours placé la barre très haut. On ne s'est jamais dit "restons-en là", ou "on ne fait pas ça". On a fait tout ce qui pouvait nous faire avancer." A propos du concert à Lansdowne Road Jim: "C'était vraiment un rêve. Un rêve assez ridicule qu'on partageait avec notre manager de jouer à Lansdowne Road, et de faire guichet fermé à nous seuls. Ce fût donc un grand moment de notre carrière de jouer à Lansdowne Road. C'était terrifiant, il faut le dire. On avait tourné une séquence d'ouverture qui passerait sur écran, et sur les enceintes à notre arrivée sur scène. Les rideaux seraient baissés. On est sortis des loges jusqu'à un endroit où le public ne pouvait pas nous voir. Puis on montait le long d'une rampe qu'une partie des gens voyait. A ce moment, il y a eu un grand cri et une décharge d'adrénaline. Je me souviens avoir regardé le visage de Sharon... elle tremblait. L'adrénaline montait en nous, et on avait peur car on n'avait jamais joué devant un public aussi large, en tant que tête d'affiche. La vidéo finissait, on nous voyait marcher dans un long couloir, et le rideau se levait sur le début d'"Only when I sleep", et là, on voyait enfin tout le public ! C'était comme faire un saut à l'élastique, la même poussée d'adrénaline." Caroline: "D'habitude, on ne serait pas si pétrifiés. On aurait un peu peur, mais comme c'était au Lansdowne Road, on était chez nous, à Dublin. On était en Irlande, c'était le problème ! On a passé un moment extraordinaire, mais on avait un peu peur avant. C'était un concert génial."
A propos de la célébrité Andrea: "La célébrité ? Je ne crois pas qu'on s'y habitue. Peut-être qu'on y repensera plus tard en se disant "mon Dieu, c'était gigantesque et on été très célèbres". Mais c'est une chose séparée de ce que nous sommes vraiment, cette image célèbre. Je pense qu'il faut que ça reste ainsi, pour ne pas devenir fou. On n'est pas censé être aussi observé, on n'est pas censé se voir autant. Cela peut déformer votre esprit. Personne n'est censé se voir autant, ou entendre sa propre voix. Donc je crois qu'il faut s'en distancier." Jim: "On est conscients de ce que représente cette industrie, et de notre chance de pouvoir nous exprimer musicalement, de faire ce pour quoi on a du talent." Sharon: "Beaucoup de choses ont changé, et c'est un soulagement énorme et un sentiment d'accomplissement d'avoir si bien réussi. Si à ce stade les choses n'avaient pas autant progressé pour nous, ce serait assez déprimant de fêter notre dixième anniversaire. On a eu beaucoup de succès, ce qui apporte une grande satisfaction." Caroline: "On prend la vie comme elle vient et on espère avoir du succès aux USA, mais il n'y a aucune garantie, et on le sait très bien. On espère, mais on verra bien quand on y sera. C'est la seule façon d'envisager la chose." Andrea: "Nous avons certainement atteint une grande partie de nos ambitions en tant que groupe, je crois. Au fond ce n'est pas la célébrité qui compte, mais elle fait partie du jeu. Ce qui compte, c'est d'avoir écrit ces chansons pendant toutes ces années, depuis dix ans, que le monde entier les entende, et que les chansons soient toujours meilleures. Jouer de la musique devient naturel tellement on s'y habitue. C'est un sentiment génial. Nous avons vraiment réalisé cette ambition, quoi qu'il arrive."
LES SUPPLEMENTS Le vidéoclip de Breathless
2 titres live : Irresistible et No more cry |
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